Moustique-tigre : chacun peut agir pour limiter sa prolifération
Avec les beaux jours, la présence des moustiques-tigres peut devenir particulièrement gênante, notamment dans les jardins et sur les terrasses. Face aux nombreuses interrogations des habitants, la commune souhaite rappeler quelques éléments essentiels sur leur mode de développement et les gestes qui permettent de limiter leur prolifération.
Le bassin du Cerdon n’est pas à l’origine de la prolifération du moustique-tigre
Contrairement à une idée parfois répandue, le bassin du Cerdon n’est pas la source de la prolifération du moustique-tigre.
Le moustique-tigre (Aedes albopictus) est en effet une espèce particulièrement adaptée aux espaces urbanisés. Il recherche principalement de petites collections d’eau stagnante pour y pondre ses œufs : coupelles de pots de fleurs, vases, récupérateurs d’eau de pluie non couverts, gouttières mal entretenues, regards, bâches, pneus ou encore divers objets entreposés à l’extérieur.
Le guide technique consacré à la lutte contre le moustique-tigre rappelle ainsi que la lutte la plus durable consiste à supprimer les gîtes larvaires, c’est-à-dire les lieux permettant au moustique de se reproduire.
À l’inverse, les mares et bassins constituent des milieux riches en prédateurs naturels — libellules, amphibiens, oiseaux, chauves-souris… — qui se nourrissent des larves et des adultes de moustiques. Ils peuvent donc contribuer à limiter leur présence.
Le moustique-tigre se développe souvent tout près de chez nous
Le moustique-tigre est très lié aux espaces privés et aux petits contenants présents autour des habitations. Une grande partie des gîtes larvaires se trouve donc dans les jardins, sur les terrasses ou dans les équipements extérieurs.
C’est pourquoi la lutte contre le moustique-tigre est avant tout une démarche collective, qui nécessite la mobilisation des habitants comme des collectivités. Le guide technique souligne que la participation du grand public est essentielle, notamment parce que de nombreux gîtes larvaires se trouvent sur des espaces privés.
Les bons gestes à adopter
Quelques minutes suffisent pour faire régulièrement le tour de son extérieur et supprimer les petites réserves d’eau :
Vider régulièrement les coupelles, seaux, vases et autres petits récipients pouvant retenir de l’eau ;
Couvrir hermétiquement les récupérateurs et réserves d’eau de pluie ;
Entretenir les gouttières afin d’éviter toute stagnation d’eau ;
Ranger ou mettre à l’abri les objets, outils, jouets, pneus ou bâches susceptibles de retenir l’eau ;
Vérifier après les épisodes pluvieux que l’eau s’évacue correctement ;
Porter une attention particulière aux petits contenants présents dans les jardins et sur les terrasses.
Le guide rappelle que les bonnes pratiques doivent être répétées régulièrement : vider les coupelles, protéger les récupérateurs d’eau et entretenir les gouttières sont des gestes qui doivent devenir des habitudes.
Pourquoi la commune ne procède-t-elle pas à des traitements systématiques ?
L’utilisation d’insecticides n’est pas une solution durable contre le moustique-tigre. Les traitements adulticides ont notamment un impact sur d’autres organismes vivants et peuvent favoriser l’apparition de résistances chez les moustiques. Le guide recommande donc de réserver ces traitements à des situations ponctuelles liées à un risque sanitaire.
Les traitements et la gestion du risque sanitaire lié à la transmission de virus relèvent des autorités sanitaires compétentes, notamment de l’Agence Régionale de Santé (ARS).
Surtout, un traitement ponctuel ne permet pas de supprimer durablement la source du problème : si les gîtes larvaires restent présents, le cycle de reproduction reprend.
La commune agit également sur ses espaces publics
La commune s’attache à être vigilante quant à la présence de gîtes larvaires sur les espaces et bâtiments publics et souhaite poursuivre les actions de prévention.
Elle agit également pour favoriser les prédateurs naturels des moustiques, notamment à travers des actions en faveur de la biodiversité : plantations de haies, installation de nichoirs, création ou restauration de milieux favorables…
Autour du bassin du Cerdon, une plantation est notamment prévue cet hiver.
Une lutte collective
Éradiquer le moustique-tigre à l’échelle d’une commune est illusoire. En revanche, il est possible de réduire fortement les nuisances en limitant ses possibilités de reproduction.
La solution la plus efficace et la plus durable reste donc simple : supprimer les gîtes larvaires, chez soi comme dans les espaces publics.
🦟 La lutte contre le moustique-tigre, c’est l’affaire de tous et de chacun.
Pour retrouver les bons gestes et toutes les informations utiles :
Agir Moustique : https://agirmoustique.fr/particulier-accueil/
Le flyer « Moustique-tigre : adoptons les bonnes pratiques » est également disponible ci-dessous.